Une histoire féministe est-elle possible ?
22.05.12
, Titre d’un guide des ressources documentaires dans ce domaine, sous la direction de Françoise Thébaud en 2004. On aboutit donc à une formulation affirmative, rompant avec la forme interrogative caractéristique de la prudence et de la diplomatie des historiennes des femmes en France. J’ajoute donc à cette liste cette autre question : « Une histoire féministe est-elle possible ? », sachant bien que cette expression n’est jamais employée, contrairement à « historienne féministe », qui reste malgré tout assez rare. Est-ce par crainte du stigmate ? Ou pour d’autres raisons ? Quel est le champ du possible et du souhaitable dans les universités en France ? Mes réponses seront personnelles, puisqu’à la demande des organisatrices, il s’agissait d’apporter un témoignage d’enseignante, une expérience frottée à celles des autres —collègues, ami-e-s, étudiant-e-s— depuis quinze ans, dans plusieurs associations et groupes moins formels. Mon engagement féministe, qui a pris depuis vingt ans diverses formes (culture, politique, liberté sexuelle et égalité des droits pour les homosexuel-le-s, entre autres), oriente bien évidemment mon propos.
Source: Revues.org